François-Juste-Marie Raynouard

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François-Juste-Marie Raynouard

Message  sebastian le Sam 20 Fév - 4:08

François-Juste-Marie Raynouard (né à Brignoles le 8 septembre 1761 et mort à Passy le 27 octobre 1836) est un historien, philologue romaniste et dramaturge français.

Il passe une grande partie de sa vie à Paris, mais signe “Raynouard du Var”, siège à l’Académie française, mais révèle la littérature provençale ! François Marie Just Raynouard illustre l’entrecroisement identitaire de tant de notables qui vivent le passage de la Provence au Var.
Donne première, l’enracinement dans le petit pays : la maison bourgeoise du père (procureur) place St-Pierre à Brignoles, la propriété La Pességuière à Rocbaron, celle de Flassans, la famille paternelle à Sainte-Anastasie ...


Domaine de la pességuière à Rocbaron (Var)

Élève du petit séminaire d’Aix-en-Provence puis de la faculté de droit de cette ville, François Raynouard devient avocat au barreau de Draguignan. En 1791, il est élu député suppléant à l’Assemblée législative. Emprisonné sous la Terreur à la prison de l’Abbaye pour ses sympathies girondines, il tire de cette expérience sa tragédie Caton d’Utique (1794). Il est libéré après le 9 thermidor et retourne dans sa ville natale où il reprend avec succès la profession d’avocat.

En 1803, il remporte le prix de poésie de l’Institut de France et vient à Paris. En 1805, sa tragédie Les Templiers plait à Napoléon Ier et remporte un vif succès à la Comédie-Française ainsi qu’en librairie et cela malgré les critiques de Geoffroy. Il devient Membre du Corps législatif en 1806 et y siège jusqu’en 1814. Il est élu à l’Académie française en 1807 et à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1817. Il est secrétaire perpétuel de l’Académie française de 1817 à 1826, succédant à Jean-Baptiste-Antoine Suard. En 1809, la pièce Les états de Blois ou la mort du duc de Guise déplait à Napoléon et est interdite. Pressentant le triomphe de l’esthétique romantique, il renonce alors au théâtre.

En 1816 paraît des Poésies originales des Troubadours. C’est le premier ouvrage d’une série placée sous patronage officiel et royal. Raynouard commençe ainsi à rendre accessible le monumental corpus des textes médiévaux en langue d’Oc. Traité de “patois” par les francisateurs, la langue d’oc apparaît avec Raynouard auréolée d’un passé de culture et de civilisation humaniste. Civilisation d’un Midi restitué dans sa totalité linguistique, de Bordeaux à Nice, des Pyrénées au nord du Massif central. Civilisation que le lecteur de l’époque voit qualifiée de romano-provençale par Raynouard, ou, néologisme qui sera mal compris en Provence, d’occitane.

Après la chute de Napoléon, Raynouard se consacre essentiellement à des études historiques et philologiques. C’est dans ce domaine qu’il acquiert la renommée la plus durable par ses recherches sur les troubadours et les cours d'amour. Robert Lafont le présente, avec Honnorat, comme un des deux grands précurseurs du Félibrige : "Il serait fastidieux d'énumérer ce que l'école félibréenne, en ses premières propositions théoriques, doit à Raymouard et Honnorat, aux deux savants qui ont posé de l'entreprise, les bases idéologiques. En un mot, elle leur doit les raisons de son existence ; le souvenir de l'ancienne splendeur et le sentiment de la dignité retrouvée".


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